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République des savoirs

La République des savoirs propose deux séminaires particulièrement destinés aux doctorants.

1/ Séminaire doctoral du CIEPFC : Philosophie française contemporaine (F. Worms)

Ce séminaire doctoral mensuel (un vendredi par mois, de 16h à 18h) ouvert à tous s’inscrit dans les activités doctorales proposée par l’USR République des savoirs. Il portera plus précisément sur la Philosophie française contemporaine prise en un sens large : études sur auteurs, relations, problèmes, dans la philosophie du XX° siècle en France et aujourd’hui. Chaque séance sera centrée autour d’un exposé sur un travail doctoral (parfois prédoctoral ou postdoctoral) en cours, en particulier au sein de l’ED 540. Le séminaire prend place aussi parmi les activités du Ciepfc (Centre international d’étude de la philosophie française contemporaine) et en particulier de son nouveau site de Recensions internationales en philosophie française contemporaine, ainsi que de son site de ressources où certains exposés et travaux seront mis en ligne. Une journée d’étude viendra chaque année clôturer le séminaire, suivie d’un pot de fin d’année.

La première séance de ce séminaire doctoral ouvert à tous aura lieu le mercredi 30 septembre prochain de 17h30 à 18h30, en salle Pasteur. Cette séance consistera dans une présentation du séminaire, des activités et du programme de l’année. Il comportera ensuite une séance mensuelle, les mercredis de 17h à 19h. Il est organisé par Frédéric Worms avec le concours cette année de Laure Barillas (doctorante, ED 540, République des savoirs).

2/ Catégories, méthodes, pratiques : qu’est-ce que faire de l’histoire de la philosophie ?

Organisé par Jean-Pascal Anfray, Dan Arbib, Giuseppe Bianco, Paul Clavier, Sophie Roux et Irlande Saurin.

ENS, 2e jeudi de chaque mois, 14.00-16.00

Attention aux changements de salle !

L’histoire de la philosophie, telle qu’elle est scolairement et académiquement pratiquée, est l’aboutissement d’un long processus historique. En France, des catégories comme celles d’auteur, de doctrine, d’école ou de période historique et des exercices pratiques comme le commentaire de texte et la dissertation ont permis, à partir du xixe siècle, de constituer une identité disciplinaire liant fortement l’histoire de la philosophie et la philosophie. La prééminence de la philosophie analytique dans les pays anglo-saxons durant la première moitié du xxe siècle a en revanche longtemps tenues éloignées la philosophie et l’histoire de la philosophie, cette dernière se rapprochant conséquemment des disciplines philologiques, voire de programmes en histoire des idées, en histoire intellectuelle ou en histoire culturelle. Mais dans l’un et l’autre cas, une certaine clôture de la philosophie par rapport aux sciences humaines et sociales a limité le dialogue entre ces dernières et l’histoire de la philosophie.

Cette dernière est toutefois l’objet d’un certain nombre de renouvellements venant des sciences humaines et sociales aussi bien que de la philosophie contemporaine. Notre séminaire se propose dès lors de donner aux historiens de la philosophie l’occasion d’expliciter les catégories et les méthodes qu’ils mettent en œuvre quand ils pratiquent la discipline qui est la leur. Il ne s’agit donc pas d’un séminaire spécialisé selon un objet, un domaine, une période ou une aire culturelle, mais d’un séminaire ayant pour objectif de poser dans toute leur généralité les questions méthodologiques suivantes. Quel est l’objet de l’histoire de la philosophie ? Quel type de récit ou d’argumentation y met-on en œuvre ? Comment en vient-on à isoler le problème déterminé sur lequel on travaille ? Quel rôle fait-on jouer à différentes formes de communication (formes orales versus formes écrites, écrits à vocation privée comme certaines correspondances versus écrits publics, inédits versus livres imprimés, etc.) ? Comment constitue-t-on un corpus approprié pour aborder ce problème ? Comment situer les auteurs “majeurs” reconnus par la tradition académique et l’institution par rapport aux auteurs “mineurs” ? Quels rapports institue-t-on, explicitement ou explicitement, avec d’autres formes d’histoire et avec la pratique contemporaine de la philosophie ? Par quel type des procédures met-on éventuellement en rapport les arguments logiques et les contextes matériels dans lesquels ces arguments ont été élaborés ?

Les orateurs enverront aux participants un article ou un chapitre d’ouvrage dans lequel leur manière de faire l’histoire de la philosophie apparaît, que ce soit sous forme d’énoncés méthodiques explicites ou bien à travers une étude de cas. La présentation, comme la discussion qui suivra, permettra d’expliciter les catégories et les méthodes qui sous-tendent leur pratique. Le séminaire est dans ces conditions ouvert à tous les collègues qui s’interrogent sur ce que c’est que faire de l’histoire de la philosophie ; il est également recommandé aux élèves et aux étudiants qui envisagent de faire une thèse ou qui l’ont récemment commencée.


08 octobre (salle Paul Langevin, 29 rue d’Ulm) : En guise d’introduction, le débat entre Alain de Libera et Claude Panaccio

12 novembre (salle Paul Langevin, 29 rue d’Ulm) : Frédéric Fruteau de Laclos (université Paris 1, Centre d’histoire des systèmes de pensée moderne), « De l’importance des mineurs »

10 décembre (salle Paul Langevin, 29 rue d’Ulm) : François Calori (université de Rennes, Philosophie des normes) et Bruno Bernardi (Lycée Thiers, Marseille), « Le groupe Rousseau, une coopérative de lecture »

14 janvier (salle Paul Langevin, 29 rue d’Ulm) : Jean-Pascal Anfray (ENS, République des savoirs, Mathesis), « Anachronisme et longue durée en histoire de la philosophie moderne »

11 février (salle Paul Langevin, 29 rue d’Ulm) : Jacob Schmutz (université Paris 4, Métaphysique, histoires, transformation), « Pour un empirisme radical en histoire de la philosophie »

10 mars (salle Paul Langevin, 29 rue d’Ulm) : Louis Pinto (CNRS, Centre de Sociologie Européenne), « Que peut apporter la sociologie à l’histoire de la philosophie ? »

14 avril (salle INFO, 45 rue d’Ulm) : Charlotte Murgier (université Paris-Est Créteil, Lettres, idées, savoirs), « Aristote lecteur de Platon »