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Journées d’études et séminaires organisés par les doctorants

Groupe de travail de doctorants

Histoire et Philosophie des Savoirs au XVIIe siècle

Oganisé par Jean Sanchez (ED540, ENS)


 

RETROUVER LE TEMPS PERDU

La philosophie franco-italienne au XXème siècle

23 Novembre, Salle Paul Langevin (29, Rue d’Ulm)

14.30- 15.00 Judith Revel - "Ce que l’histoire fait à la philosophie : différences franco-italiennes”

15.00- 15.30 Massimo Donà - “Le temps comme verité”

15.30 – 16.00Francesca Musto - "Severino à Elée, baie d’eternité”

16.00 – 16.30 Pause

16.30 – 17.00 Andrea Bellantone - “Temps et acte selon Louis Lavelle”

17.00- 17.30 Pauline Iarossi - “Temps, avenir et autocensure”

17-30 - 18.00 Débat

24 Novembre, Salle 236 (29, Rue d’Ulm) 

10,30 - 11.00 Inga Romer – “L’aporicité du temps à l’intérieur du présent élargi - Husserl, Derrida, Ricœur“

11.00- 11.30 Lorenzo Nuscis “Histoire et histoire de la philosophie chez Deleuze’

11.30 – 12.00 Pause

12.00 – 12.30 Francesco Valagussa : “Proust, Gentile and the problem of the past"

12.30 – 13.00 Federico Croci ’Ex nihilo cogitatio. Le problème du temps chez Giovanni Gentile’

13.00 – 14.00 Débat


 

Journée d’étude « danse et phénoménologie »

ESPACES DYNAMIQUES
VOL. 1 . :. « L’ACCUEIL »

Programme de la première journée
samedi 10 décembre à l’École Normale supérieure de Paris 

9:00-11:30 (duo)
Mandoline Whittlesey
& Alice Godfroy

11:30-11:50 (pause)

11:50-12:05 (introduction aux journées)
Romain Bigé et Katharina van Dyk : Danse et phénoménologie dynamique

12:05-13:00 (présentations)
Dragos Duicu : Articulation de l’espace et mouvement d’enracinement
Frédéric Jacquet : L’art, l’imaginaire et la naissance

13:00-14:00 (repas)

14:00-16:30 (duo)

Catherine Contour
& Anne Boissière

16:30-16:50 (pause)

16:50-18:00 (présentations)

Jean Clam : La demande d’accueil et son geste
Myriam Lefkowitz

18:00-18:30 (groupes de discussion)

Intentions générales

Espaces dynamiques est le nom d’une série de journées d’études consacrées à l’entrecroisement des études en danse et de la phénoménologie autour de trois concepts moteurs : l’accueil (10 décembre 2016), la métamorphose (avril 2017) et la chute (décembre 2017). Ces journées d’études sont organisées à l’École Normale supérieure de la rue d’Ulm par Romain Bigé et Katharina Van Dyk, avec le soutien de l’école doctorale SACRe (Science Arts Création Recherche) de PSL*.

L’espace et le mouvement

Certains phénoménologues, en particulier Erwin Straus, Maurice Merleau-Ponty et Henri Maldiney, sont régulièrement requis dans le champ des études en danse françaises. Le recours à ces phénoménologues est particulièrement présent dans les esthétiques ou poétiques de la danse contemporaine, mais pas seulement puisqu’on retrouve ces trois phénoménologues comme points d’appuis opératoires dans des champs aussi différents que l’analyse du mouvement dansé, l’anthropologie et plus généralement la philosophie de la danse.

Le fait est que, même si ce n’est que de manière marginale, ces trois philosophes se sont intéressés à la motricité particulière mise en jeu dans le mouvement dansé : c’est Straus qui en avait ouvert l’investigation dans un article sur les « Formes du spatial », que reprennent largement les deux derniers philosophes, l’un dans son chapitre sur « L’espace » de la Phénoménologie de la perception, l’autre dans les thématiques du vertige et du vide abordées dès Regard Parole Espace. Dans les trois cas, on le voit, c’est au travers de l’analyse particulière de la spatialité que la danse intervient comme motif : elle semble être, chez ces phénoménologues, l’initiatrice à la question d’un espace autre que celui de la perception naïve, comme la danse est chez Foucault le modèle génératif des espaces utopiques. La prise en compte du mouvement à l’œuvre dans l’être-à-l’espace est bien en ce sens ce qui réunit les investigations des projets phénoménologiques de Straus, de Merleau-Ponty et de Maldiney.

C’est à partir de ce point où le geste précède les corporéités et l’espace où elles s’inscrivent que cette journée d’étude se propose de prolonger les travaux de ces phénoménologues. C’est en effet dans cette perspective que l’élucidation des thèses phénoménologiques n’est pas seulement susceptible d’éclairer les pratiques de danse et leurs redéfinitions de la sensorialité, mais aurait encore tout à apprendre des propositions esthétiques des artistes chorégraphiques. La danse cesserait alors d’être pour elle une unité de principe sous laquelle se lisent encore trop souvent les seuls indices de la légèreté ou de l’anti-gravité ; et les pratiques de danse, comme savoirs-sentirs rigoureux, pourraient lui apparaître comme autant d’outils pour penser le mouvement et les perceptions qui en sont solidaires.

Accueillir : un geste entre danse et phénoménologie

Le geste d’accueillir est le premier que nous envisagerons dans la série que forment ces journées d’études. C’est que dans l’accueil, s’exprime de manière primordiale le caractère dynamique et relationnel de notre présence à l’espace. Loin que je dispose du monde et a fortiori des espaces que j’y habite (foyer, maison, autant que lieu de travail ou de loisir) comme un déjà là, cet espace n’existe qu’à mesure où quelqu’un.e ou quelque chose m’y fait une place, c’est-à-dire m’y accueille. Comme Heidegger le remarquait déjà dans Bâtir habiter penser, c’est l’habiter, comme acte d’être-à-l’espace, qui constitue les coordonnées du lieu telles qu’une construction peut y voir le jour : je n’habite pas dans du construit, mais plutôt je construis parce que j’habite. C’est ce qu’à son tour Jan Patočka, dans Le monde naturel et les mouvements de l’existence humaine, relève à propos de la relation dynamique entre accueil et enracinement : néoténique, l’être humain requiert le soin de l’entourage pour être intégré au monde, il ne peut s’enraciner que dans un espace qui est préparé à le recevoir. Cette nécessité, pour Patočka, que l’accueil me soit fait pour que je puisse m’ancrer, transie l’existence humaine de part en part : le fait que le chez soi nous soit primordialement ouvert par l’autre accompagne tout rapport à l’espace, quel que soit les niveaux de réalité (économiques, artistiques, politiques...) considérés.

L’idée d’un espace constitué par l’enracinement contraste avec le concept moderne d’espace comme forme anonyme et extérieure (partes extra partes) : il permet de penser le caractère affectif et personnel d’espaces qui ne sont tels que parce que nous les habitons. On peut reprendre au penseur de la danse Hubert Godard son concept de paysage subjectif pour penser ce mode d’être (notamment dans ses entretiens sur Les trous noirs et Le geste manquant). Ce que Godard appelle encore « l’espace phénoménologique » désigne cette idée que l’espace dans lequel chacune évolue est marqué par l’histoire de sa construction dans la genèse de l’individu autant que de la tribu qui l’accueille ; avoir vécu entouré de montagnes ou en bord de mer change la représentation de ce qu’on peut attendre de l’espace – la verticalité ou l’horizon, le retour au foyer synonyme de chaleur ou de fraîcheur selon les latitudes constituent pour chacun un « lieu d’herbe » où l’individu trouve une forme de repos. L’accueil constituerait ainsi un ensemble d’appui sur lesquels se construisent les gestes : il invite à une certaine attitude envers le monde, qui est également une attitude envers le poids – une posture.

Quels espaces nos gestes façonnent-ils pour y permettre l’incursion de l’extériorité ? Quels mouvements propritiatoires sont nécessaires à l’entrée en danse ? À quoi je m’expose lorsque je définis mon espace comme susceptible d’intégrer le regard, le geste d’autrui ? Ce sont ces questions que nous voudrions poser et affiner lors de cette première journée d’étude danse/phénoménologie.

Plus d’information sur ces journées et sur les intervenant·es du 10 décembre : espacesdynamiques.wordpress.com

En raison de l’espace restreint (en particulier le matin), le nombre de places est limité – merci de réserver votre participation par e-mail à espaces.dynamiques@gmail.com


 

Séminaire doctoral Philosophie française contemporaine

9 novembre 2016, 17h-19h

Joaquim Hernandez-Dispaux, Jean Leclercq, « Le problème de l’existence. Enjeux et perspectives »

Résumé :
« S’il y a un problème de l’existence, c’est essentiellement parce que l’existence est non pas un problème mais « le » problème, soulignait Frédéric Worms dans sa Philosophie en France au XXe siècle (Paris, Gallimard, 2009). Tenter d’y répondre, penser le paradoxe – comme l’on fait les auteurs du « moment » de l’existence à la suite de Kierkegaard – c’est assumer une tâche infinie qui ne débouche donc jamais sur aucun résultat mais bien une diversité de solutions lesquelles se tiennent inéluctablement toujours quelque part dans l’inachevé. »


 

Séminaire doctoral 2016/17

Philologie(s) de l’avenir

Organisé par Francesca Musto (ENS-San Raffaele, Milan) et Julian Boonen (ENS)

Première séance – Jeudi 20 octobre 2016 de 14h à 16h : BOONEN, Julian (Doctorant ENS. ED540 – Centre Jean Pépin : « Qu’est-ce la philologie de l’avenir ? Quelques mots. » / MUSTO, Francesca (Doctorante ENS. ED540 – Centre Pays Germanique & Università Vita-Salute San Raffaele – Centre Diaporein) : « Emanuele Severino ou le retour à la baie d’Élée. »

Deuxième séance – Jeudi 17 novembre 2016 de 14h à 16h : STORNI, Marco (Doctorant ENS. ED540 – République des savoirs) : « ’’Virtus, recludens immeritis mori cœlum, negata tentat iter via’’ : Bernoulli critique de Newton critique de Descartes. »

Troisième séance – Jeudi 15 décembre 2016 de 14h à 16h : THUMSER, Jean-Daniel (Doctorant ENS. ED540 – Pays Germaniques/Archives Husserl) : « L’écriture de soi : le phénoménologue et le cerveau. » / PAULIZZI, Laura (Doctorante ENS. ED540 – Pays Germaniques/Archives Husserl) : « L’avenir du devenir entre Héraclite et Hegel. »

Quatrième séance – Jeudi 19 janvier 2017 de 14h à 16h : LAUNOIS, Xavier (Ancien élève de l’ENS – Histoire et théorie des arts) : « L’anti-épique. Une satiro-critique, par les œuvres, du spectaculaire. Esquisse de théorisation. »

Cinquième séance – Jeudi 16 mars 2017 de 14h à 16h : ROUQUET, Tristan (Doctorant Paris Ouest Nanterre La Défense. ISP – Labex : Les passés dans le présent) : « Une introduction à la sociologie de la littérature : le cas des écrivains ayant collaboré. » / IAROSSI, Pauline (Doctorante Paris IV Sorbonne. ED5 – Concepts et langages) : « Mutations des concepts et autocensure. »

Sixième séance – Jeudi 20 avril 2017 de 14h à 16h : PELAGALLI, Paola (Doctorante Paris III Sorbonne Nouvelle. ED 267 – Institut d’Études Théâtrales) : « Le pouvoir de l’art dramatique. Le théâtre comme "psychothérapie sociale". »

Septième séance – Jeudi 18 mai 2017 de 14h à 16h : BOONEN, Julian (Doctorant ENS. ED540 – Centre Jean Pépin) : « Nietzsche, le philologue de l’avenir : l’héroïsme des humanités. » / MUSTO, Francesca (Doctorante ENS. ED540 – Centre Pays Germanique & Università Vita-Salute San Raffaele – Centre Diaporein) : « Considérations conclusives. »


Journée d’étude internationale Philosophie et mathématiques au tournant du XVIIIe siècle : perspectives nouvelles

30 septembre 2016 
Salle Paul Langevin (29 rue d’Ulm, 75005 Paris)

Organisée par Marco Storni (USR 3608, ENS, Paris - Università di Bologna)

Programme :
8:30 – 9:00 Introduction aux travaux par Sophie ROUX, professeure d’Histoire et philosophie des sciences à l’ENS de Paris
Session 1 / Chair : Marco Storni
9:00 – 9:45 Andrea DI BIASE (Università di Bologna)
« Une route nouvelle dans un champ tout hérissé d’épines ». Savants et artisans chez Pascal
9:45 – 10:30 Jip VAN BESOUW (Vrije Universiteit Brussel)
Mathematical evidence and the method of mathematics in ’s Gravesande’s (natural) philosophy
10:30 – 11:00 Pause café
Session 2 / Chair : Andrea Strazzoni
11:00 – 11:45 Ange POTTIN (ENS Paris) Mathématisme et tourbillons dans les Principes de la Philosophie de Descartes
11:45 – 12:30 Yannick VAN DEN ABBELL (Vrije Universiteit Brussel) Euler and Maupertuis on the principle of least action
12:30 – 14:00 Pause déjeuner
Session 3 / Chair : Jip Van Besouw
14:00 – 14:45 Diego DONNA (Università di Bologna)
Comment sortir du labyrinthe : Condillac critique de Spinoza. Entre mos geometricus et langue des calculs
14:45 – 15:30 Andrea STRAZZONI (Università di Parma)
A Mathematical Foundation for Experimental Evidence ? ’s Gravesande facing Spinoza and Leibniz
15:30 – 16:00 Pause café
Session 4/ Chair : Diego Donna
16:00 – 16:45 Marco STORNI (ENS Paris – Università di Bologna) Mathématisme philosophique et langage algébrique entre Maupertuis et Wolff
16:45 – 17:30 Elise FRKETICH (KU Leuven)
Kant and Wolff on Induction and the Mathematical Method